• LE PETIT SAVOYARD - Samedi 21 mai 2011

    Le Petit Savoyard, quel trail ! Je m’en rappellerai de celui-là… !!!!
    Annoncé 23 km et 1450m D+ mais sachant qu’il pèse 26 km. Confirmé lors de la reconnaissance et lors de la séparation des parcours GR73 / Petit Savoyard (inscription du kilométrage sur les pancartes). Il s’agit du « petit » parcours du Grand Raid 73 (73 km 5000mD+)

    Donc réveil à 5h15 du mat (j’aime bien prendre mon temps le matin) pour un départ de course à 9h00, j’ai bien fait car j’ai pu saluer un ami en voiture, juste avant de prendre l’autoroute (je ne sais pas s’il ma reconnu, hein Raymond ^^). Petit clin d’œil du matin, ça met en confiance !!
    J’arrive sur les lieux, déjà un peut de monde en train de s’échauffer et le soleil commence à me faire savoir qu’il va faire partie de la course. Je vais chercher mon dossard tranquillement et mes beaux-parents m’appellent pour me souhaiter bonne course en plus de ma Sarah, si c’est pas wonderfull ça !
    Echauffement de 20 min, je trouve un petit sentier à travers bois et me fais quelques montée/descente pour réveiller les cuissots qui vont avoir fort à faire aujourd’hui puis étirements. Je croise Gérard (OUTDOOR73, un gars super et un super coureur, rencontré sur différents trail blanc cet hiver) en temps que spectateur pour cette année et discute avec lui 5min.
    Avant de me mettre sous l’arche de départ, je profite du plat du parking pour faire quelques talon/fesse, montée de genoux, accélérations, étirement, etc. Les gens ne parlent pas beaucoup, ils sont tous au taquet, concentré à bloc !! Houlà, ça va être la lutte cette course faut pas que je me fasse piéger à partir dans la masse.

    Départ  Départ
    Je prends un départ relativement tranquille, placé dans la bonne moitié du peloton mais ça double fort… Niak, niak, niak, ils ne savent (peut être) pas ce qu’ils les attendent après l’escalade de la Savoyarde ! Finalement, je me mets à courir un poil plus dans la partie du vignoble de Cruet tout en me rappelant des conseils de mon ami lors de la reco. Donc marche rapide avec bâtons en montée et relance juste avant le plat ou descente. Ça porte ses fruits : j’en laisse un paquet sur le carreau et revient à ma position de départ, mais un rapide coup d’œil sur le cardio m’inquiète, je tourne à 175/185 puls depuis un bon bout de temps, ça craint !
    L’ascension de la Savoyarde commence après le fameux portillon et c’est parti pour 800m de dénivelé positif sur 4km (pente moy 20%). Je vais à mon rythme, je profite du sous bois et de la vue sur Montmélian / Chambéry quand la végétation le permet en essayant tout de même de m’économiser et double quelques personnes. L’ascension se termine et je constate que je n’ai pas monté comme d’habitude, j’ai beaucoup plus utilisé les pointes du pied plutôt que le développé, ça tire sur les mollets : je le payerai très cher plus tard !! Au sommet, à « la roche du Guet », je reconnais, parmi quelques courageux spectateurs, des amis de la famille de Sarah et m’arrête quelques secondes le temps de les saluer. La vue est toujours aussi sublime, le Nivolet, la pointe de la Galoppaz, c’est vert, c’est beau !

    Vue depuis la Roche du Guet

    Vue depuis la Roche du Guet

    J’attaque la descente à un bon rythme et je fais très attention à la première partie de la descente car elle est très piégeuse et bien prononcée. Le balisage est un peut limite à cet endroit et les feuilles recouvrent les racines, pierres et moultes pièges : faut lever les genoux sinon… ha merde trop tard, je me retrouve le cul par terre, rien de grave juste les bâtons qui ont pris un niok. Les sous bois son joli, bien odorant mais un peut sombre jusqu'à l’arrivé dans cette prairie, ce vert, ces fleurs d’alpage, la vue : sublime !!! Je cours le sourire aux lèvres, j’adore. De plus le cardio est bon, je continue sur ma lancée et déjà le premier ravito Lac de la Thuile. Mélange coca + eau pour me désaltérer, une barre de patte d’amande et c’est reparti. Poufff, les jambes sont lourdes, je prends un ½ gel antioxydant en me disant que ça peut pas faire de mal car il y a encore quelques kilomètres à gravir.
    Economie, économie, toutes les montées je les fait en marche rapide.
    Deuxième partie de grimpette en foret, ce coup ci je ne me fais pas piéger, je pose le pied et déroule bien mais ce n’est pas suffisant : je commence à avoir les mollets bien dur. Bientôt la fin du sous bois, je sais qu’un chemin gravillonné très roulant arrive, de quoi envoyer du lourd. Zut, finalement pas de descente mais encore de la montée, (c’est à cet endroit que l’on s’était plantés lors de la reco) je prends sur moi et arrive bien heureux en haut. Le fameux chemin gravillonné est en vue, en fait c’était juste une « petite » boucle avant de nous faire descendre, je me lâche, je descends, je rattrape des coureurs, ça va vite, peut être un peut trop vite et je me choppe une crampe sur le mollet droit qui me remet à ma place !! Punaise, première fois que ça m’arrive, le pied ce tord tout seul, je ne contrôle plus rien : je stoppe tout ! Je pose les bâtons, m’arrête quelque temps, m’étire et me remets à trottiner tout doux puis j’avale la fin du gel. Sensation bizarre aux jambes, je décide de ralentir la cadence jusqu'à la fin de la course sinon il va y avoir de la casse. A ce moment précis, j’abandonne l’hypothétique idée de finir la course en moins de 3h00…
    On approche du col de Marocaz et je constate que je marche sur le plat, la crampe de toute à l’heure me lance par intermittences et les compressports ne jouent pas leur rôle aujourd’hui !
    Je traverse la route, passe le panneau « Col du Marocaz ; Alt. 958 » et attaque la dernière partie d’ascension en prenant un petit sentier sur la gauche (tu avais raison Raymond) et là bafff un mur et les mollets qui grincent ++ pas cool ! S’ensuit de petits singles bien étroit, ça monte, ça descends, ça tourne à droite, ça tourne à gauche, les oiseaux chantent à tue-tête : youhouuu c’est le manège enchanté !!! Le sous bois me fait du bien, je reprends une petite forme mais j’appuis quand même bien fort sur les bâtons lorsque ça monte. Le deuxième et dernier ravito arrive, ouf ! Je me pose un peut plus que celui de la Thuile, je ne bois pas trop car je me désaltère souvent et prends quelques tuc salé. Je m’accroupis et essaye tant bien que mal de faire partir mes relances de crampes car le plus dur arrive : 5km de descente et l’arrivée !!
    GOO !!! Les premières foulées sont très dures et les muscles se contractent de plus en plus, mais le moral et l’envie de courir sont toujours là, c’est l’essentiel ! Je suppose qu’il est aux alentours de midi car lorsque je passe près des maisons ça sent bon le barbecue (j’men fou le repas à l’arrivé c’est diot / polenta héhéhéé) et le soleil cogne fort. Je m’en rends compte lorsque je passe dans les clairières : ce sont de vrais fours, ça chauffe sur la nuque. La première partie du final est bien pentu, les cuisses prennent (plus ou moins) le relais sur les mollets et je file jusqu'à ce que le chemin soit coupé par un tout petit muret de rien du tout qu’il faut franchir. Je prends donc appuis et réalise mon plus beau saut de biche sauf que la détente me bloque les deux mollets en même temps... A la réception, je suis immobilisé, je me mets sur la pointe des pieds tout seul, sans contrôler, grosse boule au niveau des muscles, ça me fais un mal de chien à tel point que j’appelle à l’aide et m’écroule sur le sol !! Un coureur remonte les quelques mettres qui nous séparaient pour me prêter assistance, me remonte les jambes et calle mes semelles contre son abdomen et appuis de tout son poids. Il nous aura fallu cinq bonnes minutes pour que j’arrive à « reprendre » le contrôle de mes pieds. Mon sauveur m’aide à me relever et repart. J’étais tellement abasourdi par la douleur que je ne me rappellerai ni de son visage, ni du numéro de dossard pour le remercier à l’arrivée, dommage et merci énormément !!!!
    Je finirai la course stressé à l’idée que cela puisse recommencer et la douleur ma bien épuisé. L’arrivée ce fait désirer plus que jamais ! La réverbération du soleil de plomb sur le goudron chaud me fait serrer les dents. Aller dernier kilomètre : je le fini en courant ! Certes, non pas de la manière la plus élégante ni de la plus souple qu’il soit, mais je termine la course, gratte deux places et passe la ligne en 3h22min. (176ème/328)

    Tout de même une petite frayeur à cent mètre de l’arrivée en voyant une belle bordure de trottoir à gravir avant d’en terminer avec ce Petit Savoyard.
    Un super trail, pas si « petit » que ça et très technique, de belles partie de grimpette, de belle relances, des descentes en plus finir, un super final et des vues splendides : tout ce que j’aime !
    Le parcours était bien balisé (peut être à améliorer à certains endroits) et les bénévoles aux petits oignons, merci à eux !


    Trace_Petit_Savoyard                       Trace_Petit_Savoyard-IGN  profil-petit-savoyard


    Will


    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :