• Trail du Val de Loue - Samedi 14 & Dimanche 15 Mars 2015

    Nouvelle saison et une fois n’est pas coutume, j’ouvre le bal avec la même course que l’année dernière. Le combiné du trail du Val de Loue, comprend une course nocturne le samedi avec 20km & 550mD+ puis le dimanche on repart pour 32km & 1300mD+. Une belle formule pour se mettre en jambes à la sortie de l’hiver et l’occasion de faire un premier week-end choc.

                  

    Même si j’habite à 1/2h de Quingey, cette année, je décide de rester dormir sur place, de m’imprégner de cette ambiance qui m’a manquée en 2014 suite à ma fin de saison prématurée...

    Je vais récupérer mon dossard tout sourire, il y a du monde et des hauts personnages de la région, le Jean-Mi, Trooper au micro et bien d’autres. J’ai la forme et l’envie de courir est là. En attendant le départ au chaud dans le gymnase, je discute avec quelques coureurs, prépare mes affaires et il est temps d’aller s’échauffer. Ma Sarah arrive accompagnée de ses parents, ils resteront seulement le temps du départ, demain ils me suivront sur toute la course.
    Il y a bien plus de participants que l’an passé, nous sommes 63 inscrits sur le combiné et 150 sur la course nocturne et le niveau est plutôt élevé. Devant, les visages sont concentrés à l’exception de Sangé qui affiche sa décontraction naturelle !

                  

    Placé au 3/4 du peloton, je cherche un coureur, Franck, car j’ai un bonjour à lui transmettre de la part d’un ambassadeur Isérois wink2. Avec tout ce monde et n’ayant en tête que l'image miniature de son profil via un forum, la tâche risque d’être compliquée. Je verrai bien si je le croise au repas.
    La musique s’arrête, le décompte s’égraine et j’enclenche mon chrono, ma saison 2015 débute !

    Je suis sage, je reste à ma place sur cette portion de route qui nous emmène sur les sentiers. Devant, les loupiotes ont déjà une belle longueur d’avance. Je reste tranquille sur la première bosse du parcours et je crois bien être le premier à marcher dans cette portion, très vite derrière, la fierté du coureur s’envole et plusieurs gars m’emboîtent le pas, ça me fait sourire. La descente est rapide et le terrain sec, je m’amuse donc à faire de beaux gestes et à avoir une pose de pieds irréprochable... pour mon seul plaisir. De temps à autre la clarté de la lune suffit à éclairer le chemin, je coupe volontiers ma frontale pour apprécier pleinement les paysages et les silhouettes des arbres, j’adore !
    Je reste sur un bon tempo sans forcer, je reconnais les lieux et je sais qu’une superbe montée en lacets nous attend, jusqu'à la chapelle Notre-Dame du Mont. Le tracé pique brutalement sur la gauche, ça grimpe sec, c’est le début des hostilités. Je change de braquet, j’amplifie les mouvements des bras et je monte presque tout seul, les sensations sont super c’est un vrai régal et je m’en donne à cœur joie, je passe une quinzaine de coureurs. Là haut, le belvédère et le ciel dégagé nous offrent une vue imprenable sur Besançon by night.
    Bien lancé et personne derrière je décide de faire la descente et d’aller à la chasse. Je mets la frontale à 100% (pour ceux à qui ça parle : Ferei HL40) et je déroule. J’y vois comme en plein jour, c’est un truc de malade ! Je capte les moindres petites racines, les moindres cailloux, je n’ai aucun problème avec le relief du terrain, tout est parfaitement visible, tout est sous contrôle. Le ravito est déjà là, je refais le niveau en eau et je me laisse tenter par quelques cubes de comté, je repars la bouche pleine, gourmandise quand tu nous tiens !
    Sans me poser de questions, je continue ma chasse aux frontales, je trace. Devant, trois coureurs sont à « récupérer ». Je continue sur ma lancée et comme la majorité des coureurs de ce soir, je n’apercevrai pas le tracé bifurquant sur la gauche pour la simple et bonne raison qu’il y a eu un débalisage sauvage en pleine course... no comment !!
    Le tracé est rapide, nous évoluons sur un chemin blanc et le bitume fait son apparition. Ça m’interpelle car de mémoire, il me semblait que la portion de route était sur la fin de course à un ou deux kilomètres maxi de l’arrivée, là on est loin du compte. Les lumières de Quingey sont en fond de toile, bientôt sur la droite je reconnais la vieille ferme, c’est sûr les vingt bornes n’y seront pas. Un peu frustré, je décide donc d’allonger la foulée afin de durcir les cuisses histoire de compenser le manque de distance et de dénivelé. Le panneau de la ville passé, je rentre sur la piste d’athlétisme pour un petit tour, les dernières foulées de cette course nocturne. Mon temps et le classement s’affichent en direct sur l’écran, 1h42, 37ème du combiné.

    Je me restaure vite fait et je repars trottiner dix minutes. La douche chaude est la bienvenue juste avant le repas du soir. A table, le sujet du débalisage est dans toutes les discussions. Je ne retrouve pas Franck mais je fais, enfin, la rencontre d’Hervé un voisin qui m’avait contacté via mon blog. Malheureusement, l’année dernière je n’ai presque pas couru et je n’ai donc pas eu l’occasion de l’appeler pour faire quelques sorties ensemble.
    Les remises de prix se terminent, il est grand temps d’aller se coucher. Je récupère mon sac et rejoint la salle à pied. En arrivant, je constate que la plupart des coureurs on emmené leur matelas ou sont en train de le gonfler ! Moi, j’ai mon sac de couchage et... c’est tout ! La nuit à même le sol va être longue et pas des plus récupératrices. Je choisirais l’option « confort » moquette d’un gradin, ça c’est juste pour le coté psychologique he. Il est tard, je ne sais pas comment me positionner pour être au mieux et une fois allongé au plus confortable, la lumière de la sortie de secours m’éclaire la tronche, quel bonheur. Les micro-sommeils seront nombreux, réveillé par des douleurs ici et là, faut dire aussi que je ne suis pas bien épais, je dors sur les os.
    A ma grande surprise, le réveil se fait sans encombre. Je file prendre le p’tit dej, désolé je ne ferai pas honneur à vos confitures, miel et autres victuailles sucrées. Je préfère me cantonner à mon rituel de course, à ce qui me fait du bien et ce qui est bon pour moi.

                  

    De retour au gymnase, je retrouve les mêmes têtes que la veille, les yeux un peu plus fatigués. Je me prépare, Sarah et ses parents me rejoignent. Je leur raconte ma nuit, on se marre. Je prends place dans le sas de départ et je reste sur ma ligne de conduite, au fond de la classe, tranquille. En attendant le top départ, je retrouve Hervé, le voisin et Paul rencontré sur l’excellent forum « courir39 ».
    Pas de stress, je pars tout doux je suis 30ème en partant de la fin he.

                  

    Juste avant d’attaquer la première bosse, la longue ligne droite sur bitume étire le peloton. Durant la côte, une voix m’interpelle « c’est toi Will ? » Tiens, voilà enfin le Franck. Ouf, les bonjours sont échangés, mission accomplie ! Nous papotons le temps de la montée. Sur le replat, je m’échappe et recolle à un groupe de coureurs sur des petits sentiers sinueux.
    Les bosses s’enchainent, je les passe en trottinant ou en marche rapide. Les jambes vont bien, le soleil est de la partie et les encouragements de ma douce sont du plus, c’est une belle journée.

                 

                 

    Il y a des fois ou l’on apprécie de courir seul, de contempler les paysages, de se faire dorloter par le soleil, aujourd’hui c’est le cas ! Je ne fais pas la chasse à celui qui est devant mais petit à petit l’écart diminue. Je le passe en le saluant mais le bougre s’accroche, pire : il jacasse. Au bout de quelques temps je plante des accélérations en côte pour essayer de le distancer mais rien n’y fait, je suis condamné à l’écouter. Par chance, le dernier ravitaillement fait son apparition, l’occasion est trop belle. Ni une ni deux, je fais le plein de mes bidons, j’attrape une poignée de tuc puis une de comté et adios amigo, je retrouve ma liberté, désolé !
    Les chemins sont larges, le balisage est parfait. Nous passons dans une petite clairière, un champs à vache qui met à rude épreuve les chevilles. Je n’arrive pas à courir sur ces innombrables mottes, c’est galère mais très vite oublié par les encouragements des miens.

                  

    Je profite d’une portion de route pour marcher et me remettre les articulations en place. Nous passons une jolie petite montée raide en sous bois et nous voici aux abords de la Ferme du Goulot.

    Le profil est désormais majoritairement descendant. Le tracé bifurque sur le belvédère de la vallée du Doubs et la forêt de Chaux puis une dernière descente scabreuse retiendra mon attention, les crampes me guettent ! Le bitume de Quingey déroule sous mes pieds, j’y suis, je passe sous l’arche et je termine ma première compétition de l’année, mon premier week-end choc. Un très bon entrainement !

    Je me change et recroise Franck avec plaisir. Après quelques échanges, je rejoins mes beaux-parents et Sarah autour du repas d’arrivée. Paul se joint à nous, on refait la course et je ne manque pas de remercier mes accompagnateurs du jour ! Nous assistons à la remise des (nombreux) prix et nous, nous repartons avec un souvenir pour la bonne cause. Bravo Gabriel et bonne continuation !

    La vente du livre sera principalement consacrée à l'achat d’une nouvelle prothèse plus adaptée pour continuer son activité sportive mais aussi tout simplement pour monter ou descendre plus facilement les escaliers.
    Pour le commander : 03.81.81.72.40 ou aventurier-malgre-tout@orange.fr

     

    CLASSEMENT COMBINÉ

     PHOTOS


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Avril 2015 à 18:29
    Alex

    Si ça ce n'est pas un bon week end...


    2 jours 2 courses, une nuit avec les joies "des dortoirs", des amis et la famille.


    Quoi de mieux pour commencer la saison.


    Je ne pourrai finalement pas venir vous voir sur le GR73. Boulot oblige.


    Une autre fois j'espère.


    Passes le bonjour chez toi et à +.


     

    2
    Franck
    Lundi 25 Mai 2015 à 21:01

    On n'avait pas eu le temps de trop discuter ce weekend là mais on s'est rattrapé samedi biggrin


    Bien récupéré ???


    Dommage que tu n'aies pas été là dimanche, on s'est bien marré...avec clown Raymond yes

    3
    Mardi 26 Mai 2015 à 11:02

    @Franck: oui les jambes commencent à aller mieux, et toi ? Finalement, je pense que le massage au Mt Pelat était une mauvaise idée. Repartir et finir sur 16km de descente avec des jambes toutes ramollies par le massage... dur, dur depuis dimanche he Demain j'irai trottiner.

    J'étais très content de courir avec vous tous, j'ai vraiment profité à fond de cette course. A refaire donc...

    Alors vous avez bien fini dimanche par faire votre WE choc, c'est cool ! Avec Mister Raymond on ne s’ennuie jamais happywink2
    Au plaisir Franck !!

     

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