• Trail du Val de Loue - Samedi 22 & Dimanche 23 Mars 2014

    Samedi soir 19h30, me voici sur la ligne de départ de mon 1er trail d’une longue saison, afin de soutenir l’association afa et la recherche contre les MICI.
    A deux pas de la maison, le combiné du trail du Val de Loue, comprend une course nocturne de 20km & 700m de dénivelé positif (D+) et une autre le lendemain matin de 32km & 1100mD+, une très bonne formule pour redémarrer cette année de compétitions.

                 

    Nous sommes devant le gymnase de Quingey, Jean-Michel, Président du Trail Club du Val de Loue et également de l’association Doubs Terre de Trail, nous informe sur l’état du terrain : ce soir les chemins sont gras ! Cela ne m’arrange pas vraiment car je suis en attente de recevoir ma nouvelle paire de chaussures. A ce moment là, j’ai une pensée « sympathique » pour le SAV de chez Brooks, qui, il faut bien l’avouer, est totalement inefficace depuis le mois de février, où je les relance sans cesse afin de recevoir mes nouvelles Cascadia 9, comme promis. Donc, ce soir et demain, je partirai avec des chaussures très usées et totalement inadaptées à la pratique du trail mais je ferai avec. En trail, il faut savoir s’adapter.

                  

    Le départ est donné, Jean-Mi nous ouvre la route jusqu’au premier chemin. L’allure n’est pas très rapide mais la tête de la course prend déjà son envol alors que les premières côtes sont déjà sous nos pieds. J’économise mes forces dès le début de course, je suis venu faire la reconnaissance du parcours cet hiver et je sais ce qui nous attend plus loin et surtout demain. Chacun est bien concentré sur sa course, ça ne parle pas trop, voire pas du tout. Les descentes en sous bois sont glissantes, je dois vraiment ralentir car je n’ai aucune accroche. C’est assez frustrant de voir des coureurs me passer devant, alors que les jambes sont super. Sur les parties vallonnées et moins boueuses, je relance fort et arrive à recoller à mes concurrents. Le travail des ces dernières semaines sur la piste d’athlétisme paye. J’accélère encore de plus belle sur une portion de route, rattrape encore quelques coureurs et en distance facilement d’autres. Je me fais plaisir car ensuite arrivent des chemins bien gras et là, ce n’est pas la même histoire. Mes pieds glissent, je ne suis maître de rien du tout, je m’efforce tant bien que mal à rester debout pour ne pas finir le cul par terre. Je sollicite bien (trop !) les cuisses pour amortir le plus possible les chocs dans les descentes et éviter les glissades. J’attaque une belle montée, tout en lacets. Je me suis cru à l’Alpes d’Huez, il manquait que le soleil, deux-trois virages et le vélo ! Je me fais plaisir, je me lâche sans trop me cramer pour demain et reprends des coureurs, c’est que du bon !
    Le ravito arrive, je refais le plein d’eau + boisson énergétique emmenée avec moi et un bénévole m’assiste dans mes affaires, c’est vraiment top ! Le retour sur Quingey est délicat, les chemins ne sont pas propices pour allonger la foulée avec des semelles trop lisses, je prends sur moi et laisse passer quelques coureurs jusqu'à l’arrivée.
    Je finis cette première partie du combiné bien en forme en 1h45 à la 47ème place sur 160 arrivants.
    Je récupère mes affaires, file prendre une bonne douche chaude et rejoins le réfectoire pour le repas du soir. Là encore, l’ambiance y est détendue et vraiment amicale. Je ne tarde pas et rentre chez moi, demain il y a encore des kilomètres à parcourir !


    Au matin, bien que je me sois bien hydraté la veille, les jambes sont dures. J’opte alors pour le « tout compresser », j’enfile les Quad sur les cuisses et les manchons sur les mollets, direction Quingey pour le 32km.
    Sur place, il y a déjà du monde en train de s’échauffer. J’en fait de même sur une côte voisine du départ. Je prends place sur la deuxième ligne et dans une joyeuse humeur Jean-Mi donne le top pour cette dernière course du combiné.

                  

    Ça part tranquillement sur les trois premiers kilomètres de bitume et je sens que le jeu d’équilibriste d’hier soir va me coûter cher, j’ai les jambes en coton.

                  

    A l’entrée des chemins, le peloton est déjà bien étiré et le groupe de tête en attaque pour la gagne. Le premier single en descente est un vrai régal pour peu que l’on ait une bonne paire de godasses avec une bonne accroche, c’est le terrain parfait pour prendre le large... Ça virevolte dans tous les sens sur l’herbe grasse, le passage est quasiment vierge et les chevilles sont malmenées à cause du devers. Moi, c’est les virages que je dois prendre large !
    Devant moi, un autre coureur avec un dossard identifié au combiné (n° sup à 300) mène l’allure sur un petit peloton de dix. Lors de la deuxième côte, je lâche le groupe, du moins ce sont eux qui me lâchent. Les jambes ne répondent pas ce matin, je préfère garder mes forces pour la suite.
    Les sentiers en forêt s’enchainent les uns derrière les autres et les montées sèches sont dures à négocier. Nous sommes au kilomètre seize et je suis (déjà) dans les choux, ça c’est pas cool, la route va être longue ! Je m’hydrate régulièrement et prends sur le coup une barre énergétique, bien trop dure !? En effet la date est passée de quelques mois, décidément c’est pas mon jour ! Je la mets au chaud dans un de mes gants pour la ramollir un peu, ça fonctionne, je déguste et retrouve de la vitalité.
    Les paysages en forêt sont très sympas et les spectateurs, petits et grands, n’hésitent pas à donner de la voix, des mains et des cloches pour nous encourager, c’est fort appréciable, merci à vous !

                  

    Les coups de cul se suivent et se ressemblent, je les passe en marchant, trop lentement à mon goût. Le terrain est trop gras, je patine (merci le SAV Brooks...) et les cuisses ne sont pas au rendez-vous. Tant pis, je profite du paysage et contemple ces milliers d’arbres pointant leurs bourgeons naissants.

                  

    De temps à autre l’organisation a eu la brillante idée de mettre des panneaux « touristiques » pour ceux, comme moi, qui ne connaissent pas les environs c’est du luxe, bravo.

    « Vue sur le Mont-Poupet »

    Les bénévoles sont aussi fantastiques sur les ravitaillements, nous ne manquons de rien, tout est prêt à notre passage, le sourire fait partie intégrante de leur accueil. Il n’y a qu’à tendre le bras pour se servir et savourer quelques mets « made in Jura ». Les renards seront heureux de grignoter quelques cubes de comté tombés de ma poche.
    Les parties de relance se font de plus en plus en grimaçant. Je n’avais pas ressenti cette gêne depuis le Grand Trail du Saint-Jacques en 2012 et cet été sur les balcons d’Argentière. Le rapprochement est vite trouvé, j’avais les Quad et également les manchons aux mollets. Les jambes molles comme du coton, pas de niaque, je pense que le combo « tout compresser » ne me réussit pas vraiment dans l’effort.

    Le temps se couvre, il est 12h24 (allez savoir, il y a des choses que l’on retient on ne sait pas pourquoi...), la pluie fine se transforme alors en grêle. Rien de bien méchant, l’orage passe en quelques minutes et il est l’heure pour moi de regagner la forêt laissant ces magnifiques combes jurassiennes derrière moi. Dans les sous bois, une odeur de plus en plus forte s’y dégage, ça devient à la limite de l’écœurement. Avec ma grande forme du moment, j’ai tout le temps de scruter les alentours et en trouver la cause. En effet, depuis des centaines de mètres nous courrons sur un tapis d’ail aux ours se poursuivant jusqu’à perte de vue. Les souvenirs d’enfance des plats et salades trop chargés en ail de ma grand-mère refont surface, doux moment de réconfort dans ce passage à vide.

    La dernière difficulté étant derrière nous, nous arrivons désormais sur des chemins vallonnés à la ferme du Goulot avec le retour du soleil. La fin du parcours nous ramenant sur Quingey est plutôt roulante, je trouve encore quelques forces pour allonger les pas. Ce coup-ci, je ne m’attarde pas au belvédère sur la vallée du Doubs et la forêt de Chaux. J’en ai bien profité lors de ma reconnaissance. J’attaque la descente finale technique avec précaution. Nous retrouvons le bitume pour un demi-kilomètre à peine et le son de ma puce électronique bip la fin de course en 3h49, 114ème sur 210 « finisher ».

     

    Malgré quelques péripéties, voilà une très bonne entrée en matière pour ce début de saison 2014, je me classe à la 24ème place sur ce combiné sur 57 participants.
    Je suis quand même surpris de ce classement après avoir lutté sur cette dernière étape mais je repars avec de bonnes pistes pour poursuivre et affiner ma préparation.
    Merci à l’équipe du club du Val de Loue et à leurs bénévoles qui savent si bien recevoir ! J’ai passé un excellent week-end trail. Les parcours sont taillés sur mesure par des passionnés, ça se ressent. Tantôt technique, tantôt roulant, parsemé de temps à autre par de gros coups de cul, c’est un régal et quand l’ambiance vraiment sympa s’y ajoute, c’est que bonheur !

    Merci également à Fabcréaphoto pour l’utilisation des images.


    CLASSEMENT 20km    CLASSEMENT 32km    CLASSEMENT COMBINÉ

     PHOTOS

     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 10 Avril 2014 à 21:25

    Bravo tu ouvre ta saison de bonne manière. Bonne continuation à toi.

    2
    Samedi 12 Avril 2014 à 10:33

    @ Rohnny: Merci à toi, fidèle lecteur !! cool

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